Lambda : le robot qui réhabilite les jambes

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Besoin de se sentir utiles, tout en prenant un réel plaisir à travailler. Aurélien Fauquex et Yannick Charrotton ont trouvé leur voie. Devenus entrepreneurs il y a un an, ils ont mis au point un robot pour la réhabilitation des jambes, avec leur société Lambda Health System. Rencontre avec ces deux hommes sincères et décidés à contribuer à une meilleure prise en charge des personnes handicapées.

Des valeurs communes

L’histoire commence lors du travail d’étude d’Aurélien Fauquex, alors étudiant à HEIG du Canton de Vaud. Et c’est précisément à ce moment là que le déclic entrepreneurial surgit.  Aurélien est alors le premier ingénieur à collaborer aux côtés du créateur de ce robot, le Professeur Carl Schmitt. « Pendant six mois j’ai travaillé au sein du CHUV. Ma responsabilité était d’implémenter ce robot de réhabilitation, dans une étude clinique », explique l’intéressé. Les résultats de ce robot médical sont intéressants. « Les thérapeutes y trouvent un réel intérêt. Il y avait un réel impact sur les patients. Il fallait donc aller plus loin et ne pas le laisser au niveau du développement de l’école », rajoute le fondateur. En 2015, Aurélien et Yannick créent leur société Lambda Health System, installée au parc  technologique Y-Parc, à Yverdon-les-Bains (VD). « Nous avons les mêmes valeurs. Aurélien et moi-même sommes animés par la même passion, l’ingénierie, mais dans un but social. On ne pourrait pas fabriquer de l’armement par exemple. Ce robot dédié aux personnes handicapées était idéal. Quand Aurélien m’en a parlé je n’ai  pas hésité à rejoindre le projet», confie posément Yannick Charrotton. Dans son sillon, Aurélien Fauquex entraîne Yannick. Amis de longue date, ils se rencontrent sur les bancs de leur apprentissage. Tous deux prennent conscience de l’utilité du robot Lambda. Muni d’un diplôme en robotique Yannick apporte ses compétences techniques. Le co-fondateur a la fibre entrepreneuriale depuis son enfance. « À l’âge de cinq ans je créais mon premier mini business, s’amuse t-il à expliquer. Je fabriquais mes propres pogs et les revendais dans la cours de récréation !»

Un robot vaudois

Visant à maintenir et restaurer les fonctions motrices des membres inférieurs après une lésion du système nerveux, la force de ce robot réside principalement dans le fait de reproduire un nombre infini de mouvements identiques, essentiel au réapprentissage moteur. « On peut travailler n’importe quelles articulations en partant de la hanche jusqu’à la cheville. L’avantage de cette machine, complète Yannick, concerne le physiothérapeute. Plus besoin de changer de machine, on intensifie donc l’entrainement pour le patient ». Dernièrement les fondateurs ont mis en place un sytème permettant d’allier le jeu à ces exercices répétitifs. Appelés serious game, ils permettent aux patients d’être plongés dans une réalité virtuelle « Le but est d’augmenter la motivation de l’utilisateur » explique l’un des dirigeants. Actuellement en phase d’industrialisation, les fondateurs doivent lever 2 millions de francs et préparent attentivement la vente du robot pour 2018. www.lhs-sa.ch

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