My Sweet Days : une agence et une école de nurses

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Se lancer à la recherche de la nanny parfaite pour garder ses enfants s’avère être souvent une mission impossible. C’est en essayant de trouver la sienne que Stéphanie Benouari a décidé de créer à Genève sa propre agence de nurses My Sweet Days. Après 4 années d’activité et malgré les salaires très élevés de ces gouvernantes, qui peuvent atteindre les 13 000 chf mensuel, les clients sont plus nombreux que les candidates.

Un créneau intéressant

A la base, rien ne prédestine Stéphanie à diriger une agence de nannies. Après être née à l’Ile Maurice et avoir vécu presque toute son enfance à Genève, elle travaille dans la finance. Mais quand son premier enfant voit le jour, elle se met à la recherche d’une Mary Poppins pour s’occuper de sa progéniture et ce n’est pas simple « J’ai appelé des agences mais j’ai été très mal renseignée et déçue par l’accueil » explique Stéphanie. C’est à ce moment là que la jeune femme a le déclic. Ayant depuis quelques années l’envie de fonder son entreprise, elle semble avoir trouvé une voie qui a du potentiel. Elle a un concept en tête : Proposer des nannies au CV irréprochable capables d’offrir aux bambins éducation, culture et épanouissement. Son but est d’éviter aux parents les interminables entretiens de présélection en se chargeant elle-même de choisir des profils qui correspondent aux attentes de sa clientèle. Elle connaît les critères drastiques de ces familles et fait donc passer des tests poussés aux recrues potentielles.

Une académie de nannies

A la question comment reconnaît-on une bonne nanny ?, Stéphanie répond sans hésiter « le respect de l’enfant, la patience, la créativité et la réactivité ». La tâche pour Stéphanie est donc loin d’être évidente et le plus dur est de trouver ces perles rares. « Je vais les chercher partout mais surtout à Londres. Elles sont nombreuses et prêtes à se déplacer. Je m’occupe de les faire venir et de leur permis » développe Stéphanie. Constatant parfois que leurs qualités sont limitées et ne suffisent pas toujours à séduire ses clients très exigeants, Stéphanie monte à présent une académie pour former ses candidates afin de répondre à une demande en constante augmentation. Les cessions durent trois mois et les cours sont programmés 4 jours par semaine. L’école qui ouvre à Lausanne mi-avril propose des apprentissages variés et sont dispensés par des professeurs diplômés dans le secteur de la petite enfance. Des cours d’éducation, éveil, de psychomotricité, bricolage et même de cuisine sont donnés par un chef ! Pour ceux qui pensent que les services de Stéphanie ne sont réservés qu’à une classe sociale très élevée, Stéphanie rétorque « Oui c’est sûr, ce n’est pas donné mais on s’adapte et pour les familles qui ont des moyens moins importants, on trouve des solutions comme une garde partagée qui divise les frais en 2 voire en 3 ! ». Stéphanie projette d’ouvrir un bureau à Zurich et Dubaï. www.mysweetdays.ch

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