Scimabio : la passion de la nature et des poissons

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Ils aiment les espaces verts et la nature. Leur travail consiste à protéger les poissons. N’importe lesquels. Pour cela ils ont créé la société SCIMABIO à Jussy (GE). A la tête de cette entreprise innovante, Alexandre Richard et Arnaud Caudron, deux individus plein de volonté et d’énergie.

Une ADN d’entrepreneur

Ils ont comme passion les poissons et la nature. Arnaud Caudron est ichtyologue, spécialiste de l’étude des poissons, Alexandre Richard travaille au sein d’une école d’ingénieurs en tant qu’adjoint scientifique. L’attrait pour cette espèce aquatique les réunit lors d’une mission à l’INRA. Les deux hommes sympathisent et de fil en aiguille se découvrent les mêmes envies. Le désir de créer leur société germe dans leur tête. « Lors de mes précédentes expériences, j’ai toujours eu des postes à responsabilités, l’envie d’entreprendre m’est venu naturellement », confie Arnaud. Quant à Alexandre, le déclic fermente lors de la préparation de sa thèse. « Pendant quatre ans j’ai travaillé en complète autonomie. J’ai géré un projet de A à Z. C’est à ce moment là que je me suis dit que j’étais fait pour ça. » En mars 2015 l’entreprise SCIMABIO s’installe dans les locaux de l’école d’ingénieur HEPIA sur le site de Lullier à Jussy. Leurs expériences professionnelles leur permet d’identifier  un réel besoin de transfert de connaissances entre le monde scientifique (la recherche) et les gestionnaires. Une fois avoir dépassé les obstacles administratifs, les fondateurs se mettent à pied d’oeuvre et proposent des outils spécifiques permettant l’évaluation de la continuité écologique dans les rivières.

Proposer des produits innovants

Rétablir la libre circulation des poissons migrateurs. Tel est le leitmotiv des fondateurs. En 2011, la révision de la Loi Fédérale sur la Protection des eaux prévoit de réduire les effets de la production hydroélectrique sur les écosystèmes aquatiques. En clair, il faut restaurer les passages entre les différents ouvrages (barrages, rampes aménagées, passes à poissons). Le but, protéger l’espèce et vérifier qu’elle puisse pleinement assouvir son cycle de vie (se reproduire, s’alimenter…). Petit à petit, la société SCIMABIO est prise au sérieux. « Le processus est assez long, mais les services cantonaux, les services de la pêche commencent à nous identifier », souligne Alexandre. À l’affut des dernières technologies, les fondateurs ont de multiples ambitions. En partenariat avec l’école d’ingénieurs de Genève, ils planchent actuellement  sur un sytème de données de transfert à distance, évitant ainsi de se déplacer sur les cours d’eau. Une chose est sûr, les deux acolytes sont aujourd’hui épanouis. Un épanouissement personnel et professionnel rendu possible grâce au soutien de Genilem et au prix GENILEM-HES 2014. www.scimabio.ch

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